De cinq parcelles à un parc digne du Rocket

28 juin 2016 - révision de l'introduction du texte d'avril et ajout d'un commentaire sur l'agriculture enfin de texte. 

J'ai pris connaissance, un peu tardivement il est vrai, que M. Coderre s'est montré réceptif à l'idée lancée par M. Ron Fournier de renommer le Parc Ahuntsic "Parc Maurice Richard". Il semble que d'autres élus des différent paliers de gouvernement se soient aussi montrés favorables à ce changement sur le coup. J'espère qu'ils ont tous eu l'opportunité d'y réfléchir plus à fond depuis ce printemps.

Les gens du quartier, le Rocket et l'organisation des Braves d'Ahuntsic, qui souhaite honorer dignement M. Richard (autrefois membre des Braves), méritent tous mieux.

Voici une proposition que je me suis permis d'envoyer à titre de citoyen à Mme Émile Thuillier, conseillère du district Ahuntsic qui a eu la délicatesse de sonder l'opinion des citoyens à ce sujet.

« Bonjour Mme Thuillier,
Je suis de tout cœur avec ceux qui souhaitent que la mémoire de M. Maurice Richard soit commémorée de manière marquante dans l’arrondissement. Il n’en reste pas moins que je suis un peu éberlué par cette décision à courte vue qui oblitérerait un repère majeur du quartier. Comme je viens d’en prendre note, permettez-moi d’y réagir avec un peu de retard.
Je souhaiterais lancer une idée qui contribuerait à honorer la mémoire de M. Maurice Richard tout en apportant un élément structurant au quartier. Je crois que l’actuel Parc Maurice-Richard devrait être étendu en regroupant les parc Jeanne-Sauvé, Basile-Routhier et les terrains vacants de l’ancien terminus de la STL pour en faire un parc important d’une surface semblable à celui du Parc Ahuntsic. Ce nouveau Parc Maurice-Richard serait possiblement le seul parc riverain de l’Île de Montréal avec un accès direct à une station de métro. Le district Ahuntsic aurait ainsi deux parcs importants.
Pour que ce geste ait toute la portée requise, il serait souhaitable que la ville de Montréal régularise la situation de la bande riveraine qui est propriété du Ministère des transports. Il serait aussi possible de considérer l’incorporation de la section de l’avenue Park Stanley où il n’y a pas de résidence à la superficie de ce parc en l’aménageant soigneusement pour ne pas nuire aux propriétaires avoisinants. 
Je constate que la réalisation de ce programme dépasserait l’horizon électoral 2017 et c’est tant mieux. La création d’un grand parc est une action qui a un impact pour des générations. Prenons le temps de bien faire les choses.
Je vous remercie du soin que vous mettez à prendre le pouls de vos concitoyens. »

Le Parc Maurice-Richard d'aujourd'hui est la bande de terre au nord de l'avenue Park-Stanley le long de la rivière. Voici la glissière de sûreté d'autoroute et la section de pavage qui devraient être enlevés pour étendre la surface du parc et le lier organiquement avec le Parc Basile-Routhier.

Le Parc Maurice-Richard d'aujourd'hui est la bande de terre au nord de l'avenue Park-Stanley le long de la rivière. Voici la glissière de sûreté d'autoroute et la section de pavage qui devraient être enlevés pour étendre la surface du parc et le lier organiquement avec le Parc Basile-Routhier.

L'édifice autrefois occupé par Revenu-Québec et le stationnement des autobus de la STL. C'est par cet édifice que se faisait l'accès au Métro.

Voici l'entrée du Métro aujourd'hui condamnée.

L'entrée des autobus au coin du boulevard Gouin est et de la rue Basile-Routhier

L'édifice qui abritait les passagers de la Société de transport de Laval avant le prolongement de la ligne orange.

Pauvres plantes plantées en pleine canicule! Elles poussent dans des bacs à vaisselle au-dessus du bitume sans réserve d'eau!

Je vous invite à retourner à la vue en plan illustrant ma proposition. Ces végétaux devraient pousser en pleine terre et c'est possible! Il faut pour cela que la surface présentement peinte soit délivrée de l'asphalte afin de prolonger le parc de la rivière au boulevard Gouin.

J'aime l'agriculture, celle qui se pratique sans discontinuer depuis la nuit des temps même dans les villes. Par exemple, ici même à Montréal, celle des vieux italiens qui font leurs potagers depuis cinquante ans dans le quartier. Par contre, quand l'agriculture urbaine devient un élément éphémère d'un plan de marketing, je décroche. Souhaitons que tout ce bois soit recyclé en bac de culture au sol! Les « Smarts pots » me semblent une solution plus écologique.

Pour être durable en ville, l'agriculture doit réaliser des gains de surface sur le ciment, l'asphalte et l'automobile. Tout le contraire de ce qui se passe encore aujourd'hui à la grandeur de l'Île.